Le plan de prévention présenté aux élus

jeudi 31 juillet 2008.
 

Le plan de prévention des risques naturelles, placé sous l’autorité du préfet de Haute-Savoie a été présenté dans un premier temps aux élus par les services de la DDE et du RTM. Ce premier contact était nécessaire pour programmer la suite du déroulement de ce dossier. Après un rappel du travail effectué depuis 2004, des explications sur sa mise en œuvre, les services de l’état on rappeler que si ce document était de la responsabilité du préfet et non de la commune, la concertation et le dialogue était souhaité pour que le document aboutisse dans les meilleures conditions et c’était aussi une volonté des élus. Selon les services de l’état, la commune de Châtel fait partie des cinq communes présentant un PPRN « compliqué ». Le plan fait l’objet de nombreuses interrogations, inquiétudes et craintes quand au classement des terrains en zones rouges. Cela pause de nombreux problèmes liés aux conséquences des zones rouges, allant de la dévalorisation des biens en passant par les problèmes de partage et de successions sans oublier l’incidence psychologique du fait que les habitations se situent en zone rouge ou encore les possibilités de reconstruction en cas de sinistre. Il est fait état du risque centennal comme unité de mesure.

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Les grandes étapes du PPR

Concernant le planning d’avancement de ce dossier, il a été proposé que le conseil municipal fasse part de ses remarques concernant la rédaction de ce plan pour mi-septembre. Ensuite, les élus ont demandé la présence des services de l’état lors d’une réunion publique qui sera organisée à l’automne avant l’ouverture de l’enquête publique d’une durée normale d’un mois et qui devrait aboutir avant la fin d’année. Sur ce point, le maire a demandé à ce que l’enquête publique soit prolongée afin de permettre à chacun d’apporter les éléments et les arguments nécessaires à la contradiction des propositions faites auprès du commissaire enquêteur. Le conseil municipal entend faire entendre sa voix dans ce dossier, il en va aussi de l’avenir économique et touristique, du développement et de l’aménagement de la commune. « Une vigilance particulière sera nécessaire » précise le maire de la station Nicolas Rubin. Et de souligner « si la commune ne pourra intervenir qu’au regard de l’intérêt général, ce qu’elle fera, chaque particulier devra faire valoir ses arguments, apporter toutes les informations nécessaires capables de modifier l’analyse du risque sur les zones qui le concerne, pendant l’enquête publique. Les délais peuvent paraître confortables, mais le temps passe vite et il faut que chacun s’implique d’ores et déjà et c’est bien l’objectif de l’enquête publique. Entre le bons sens et le risque réel, il doit y avoir des possibilités d’adaptation ». Le plan d’exposition aux risques de Châtel, premier PER de France, datait de 1986. Sa révision était devenu nécessaire et souhaitée par la préfecture tout comme le futur PPRN pourra être révisé plusieurs années après son adoption en fonction de l’évolution des risques.