Un simple vol provoque l’émeute dans un centre de vacances : 3 gendarmes blessés

samedi 17 mai 2008.
 

ABONDANCE

Un simple vol provoque l’émeute dans un centre de vacances : 3 gendarmes blessés

On se réjouissait en vallée d’Abondance d’un hiver passé sans gros événements en dehors des délits habituels. Vendredi soir un centre de vacances du chef-lieu de canton a connu une fin de séjour mouventée. Un groupe d’une cinquantaine de jeunes de la région parisienne était sur le départ quand l’un d’entre constatait qu’il était victime d’un vol d’objet. L’équipe d’encadrement rassembla filles et garçons dans une salle d’activités pour expliquer la situation et l’obligation de fouiller tous les bagages si les objets volés n’étaient pas retrouvés. Cette démarche ne fut pas du goût de tout le monde ; aux protestations, l’un des filles sauta par une fenêtre, ce qui déclencha une bagarre dans les locaux. Vers 22 h 30 les gendarmes d’Abondance appelés sur les lieux tentent de discuter pour ramener le calme ; devant la situation explosive, des renforts furent demandés à la compagnie de gendarmerie. Le lieutenant Sastre adjoint au commandant de compagnie devait faire appel aux pompiers pour secourir quelques- uns des jeunes. Les VSAB de Abondance, Châtel, Evian, Thonon, une équipe du Samu, furent dirigés sur les lieux, pendant que des jeunes s’en prenaient au mobilier, vitres etc..A la dizaine de gendarmes, 20 pompiers, médecin infirmier, furent copieusement insultés, prenant certains des coups au passage quant il fallait tenter de calmer. « C’était impressionnant, de la folie, aucun respect des personnes, nous ne sommes pas préparés à cela » dira l’un des responsables des secours qui le lendemain portait plainte à la gendarmerie pour les coups, insultes ; pendant les émeutes une salle de tri servait de poste de secours. Les gendarmes subirent les mêmes insultes et trois d’entre eux furent blessés, voire mordu par un mineur dont il fallut se mettre à plusieurs pour le maîtriser. Vers 2 h 30 du matin le car put prendre la route pour rejoindre la région parisienne, pendant que les gendarmes étaient soignés. L’un des auteurs des agressions fut mis en état d’arrestation. Ces jeunes gens sont déjà suivis, des cas difficiles de la société que le séjour à l’air pur de la montagne n’aura pas calmé leur agressivité. La justice est saisie.

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