à quoi sert la médecine du travail ?

dimanche 9 mars 2003.
 
C’est un homme en colère, sorti dimanche de l’hôpital qui se pose la question. Ce dernier, perchiste sur l’un des domaines de la Chapelle d’Abondance, a bien passé avant l’embauche une visite médicale, sans que le praticien s’inquiète d’un énorme bouton à la lèvre. L’autre lundi alors qu’il passait les perches aux clients l’un d’entre eux vient lui dire "Il y a un moment que je vous observe, ce n’est pas bon pour vous ce que vous avez à la lèvre" ; notre perchiste habitué à plus ne s’en alarme pas. Le lendemain le client en question lui lance lors du premier passage "vous êtes encore là il faut voir un médecin". Là notre perchiste se pose des questions et interpelle son client à un autre passage "Et bien dites moi ce que j’ai, à 47 ans je suis prêt a tout entendre, j’ai peur de rien" ; l’homme déjà sur sa montée lui répond "c’est un cancer". Un mot qui inquiète notre agent des remontées. Le soir peu avant la fermeture des pistes une dame vient vers lui et lui dit "Vous savez, mon mari est médecin et vous devez prendre au sérieux ce qu’il vous a dit". C’est le déclic : le mot cancer revient, un médecin est consulté, puis un chirurgien de l’hôpital d’Evian, c’est l’opération. Deux jours plus tard quand notre homme quitte l’établissement hospitalier son chirurgien en le raccompagnant lui dit "vous pouvez le remercier votre skieur, il vous a sauvé la vie". Notre perchiste, en nous racontant encore ému son aventure, ajoute "quand je pense que je ne peux pas le remercier il est déjà reparti" mais il ne décolère pas reprochant à la médecine du travail de n’avoir rien décelé.
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