Les propriétaires Ecossais consternés

jeudi 4 octobre 2007.
 

Châtel

Glissement de terrain à Châtel Les propriétaires Ecossais consternés

« Nous avons acheté notre chalet le 19 septembre 1988, et c’est un 19 septembre qu’il a été emporté ». Nous préciseront les époux Harwood, un couple d’Ecossais habitant Londres et venant une moyenne de 4 à 6 mois par an dans leur chalet de montagne. « C’est au cours d’un voyage en groupe organisé en 1988 que nous avons été séduits par ce village de montagne ; trois personnes de ce même groupe ont acheté à Châtel ». S’ils privilégient les périodes d’hiver pour la pratique du ski, les « Harwood » étaient encore présents cet été où Monsieur Harwood a effectué d’importants travaux de peinture dans cette résidence au nom de « La fleur d’Ecosse ». Impuissants, ils assistent au dégagement à l’aide de pelle mécanique de ce qui reste de leur maison de vacances. « C’est triste, on a de très bons souvenirs dans ce chalets » dira dans un français parfait Mme Harwood qui, du bacon de leurs voisins, aperçoit parfois des objets qui évoquent des souvenirs.

Pas de reconstruction et la sécurisation du terrain à la charge de la victime

De retour dans la station le maire est allé à la rencontre des sinistrés. Hier matin samedi le couple était à nouveau sur place après une nuit sans sommeil. Le réveil pour eux fut douloureux quand ils apprenaient par le maire que leur chalet ne serait pas reconstruit. « Il a déjà décidé » ajoutera Mme Harwood qui tient à rester au même emplacement et ne veut pas aller ailleurs dans la station et d’ajouter : « On aime bien ce coin, on est amis avec les voisins on veut être là, le maire nous a dit que ça allait être une zone rouge, j’ai demandé pourquoi il avait autorisé le permis, il m’a répondu parce qu’il se trouvait en zone bleue. Nous allons pendre un avocat » et de poursuivre « J’ai demandé au maire ce matin, vous allez stabiliser le terrain pour le sécuriser ? il m’a répondu non, non, c’est à vous de le faire c’est votre terrain, c’est privé ». Une belle bagarre juridique en perspective s’annonce. Quant à la fille du couple qui devait venir prochainement il lui faudra trouver un autre logement. Le couple sinistré est accueilli chez des amis et va rejoindre Londres dès mardi.

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