Après l’éboulement et la destruction du chalet "La fleur d’Ecosse" au lieu dit " Les grands Mouilles " à Châtel...

dimanche 23 septembre 2007.
 

Questionné à plusieurs reprises sur les causes et les conséquences de cet éboulement, je veux apporter ma réflexion sur le sujet. Tout d’abord et après lecture des différents articles parus dans la presse locale et notamment celui du dimanche 23 Septembre 07 titré « les propriétaires écossais sont consternés », je voudrais dire à Mr et Mme HARWOOD, propriétaire du chalet victime de l’éboulement, tout mon soutien dans ces instants difficiles, parce qu’ils sont avant tout des citoyens chatellans et que l’esprit de solidarité en de telle circonstance, doit naturellement et manifestement s’imposer. Je reste à leur disposition si besoin. Je ne reviendrais pas sur les propos tenus par le maire dans la presse et à leur égard, concernant le fait « qu’ils soient responsables de la stabilisation de leur terrain parce qu’il s’agit de leur propriété » et qu’il leur ait annoncé que « leur chalet ne serait pas reconstruit » Je ne crois pas qu’ils aient été à un instant consulté dans la démarche de la délivrance du permis de construire situé en amont, ce qui est aussi normal. Je ne crois pas que leur terrain présentait quelconque danger jusqu’au jour de l’éboulement. Je ne crois pas non plus à la logique de leur interdire aujourd’hui déjà, de pouvoir un jour reconstruire, sans que les rapports soient rendus par les services spécialisés. Voilà encore une décision prise avec précipitation. Je ne crois pas que ce couple puisse être « sanctionné » de la sorte. Leur construction, datant de près de 20 ans, n’a jamais fait l’objet d’instabilité.

Il faut cependant constater, qu’une fois de plus, la rédaction qui servira de proposition d’approbation du PLU et du PPRN, ne reflète pas l’aboutissement d’un travail réfléchit et concerté. Après le cas de la zone modifiée en même temps que le dépôt de permis de construire de la patinoire en septembre et ce nouveau cas de figure, il y a désormais trop d’éléments qui trahissent ce travail et le rende aujourd’hui incohérents. Comment une zone humide a pu recevoir l’aval des services de l’urbanisme pour l’implantation et la construction de deux chalets dans une pente relativement importante, alors que le Futur PLU et PPRN s’accorde aussi à empêcher des constructions sur des sols bien moins exposés aux risques ? Non, il n’est pas concevable de faire « porter le chapeau » à ces propriétaires « victimes », mais plutôt de les aider dans leurs démarches et leur apporter le soutien nécessaire. Une victime doit être aidée et entourée, question de bons sens et de respect. J’espère que ce couple, fidèle de notre village, trouvera une solution dans son combat face à une mairie trop souvent prête et habituée à attaquer plutôt que de comprendre et aider ses concitoyens.

Nicolas RUBIN sur www.nicolasrubin.com