Fermeture du domaine de l’Essert - Aménagement de la plaine d’Offaz

dimanche 20 mai 2007.
 

Mercredi soir le conseil municipal d’Abondance a tranché par 9 voix contre -6 à la question de savoir s’il fallait ouvrir le domaine skiable de l’Essert l’hiver prochain, tout en recherchant des financements pour réaliser la V3 de la télécabine (175 000 €). Cette décision fut prise après une longue discussion et la lecture d’une lettre suite au conseil municipal du 27 avril qui demandait au Conseil général une aide financière pour cette grande inspection, mais aussi pour axer le développement sur cinq pôles principaux : l’aménagement ludique de la plaine d’Offaz, la restauration de l’ancienne gendarmerie pour en faire des bureaux de la mairie, de l’office et des services sociaux, de réaliser des travaux d’embellissement du centre du bourg et l’aménagement de la place centrale, de l’aménagement du pourtour du lac des Plagnes, la réhabilitation de la ferme d’Offaz en salle polyvalente.

Le Conseiller général Pascal Bel est venu remettre au maire la réponse de Denis Bouchet le vice-président chargé des sports et du tourisme qui précise que la commission estime que l’objet d’un contrat d’objectif n’est pas de fiancer une aide à l’exploitation et d’ajouter « il paraît déraisonnable de dépenser plus de 350 000 € pour un maintien sur 2 ans ; pour ces motifs une aide de la V3 n’est pas retenue ».

Le conseil général s’engage dans l’accompagnement

Il est par ailleurs écrit que si la commune décidait de stopper l’exploitation du domaine skiable de l’Essert la commission, consciente des difficultés, pourrait proposer l’examen d’une prise en charge des annuités d’emprunts restantes. Le Conseil général propose un contrat d’objectif sur 3 ans (2007, 2008, 2009) avec une assistance technique pour le bon déroulement du contrat, d’accompagner les offres touristiques, stage de neige et d’animation à proximité du village (Plaine d’Offaz et l’aménagement du lac des Plagnes). De par les études de pilotages et travaux pour les aménagements de la commune il est proposé une aide de 60% pour la mission d’assistance et des études techniques, puis des aides à l’investissement pourraient être envisagées. Pascal Bel devait presser l’assistance de se positionner. Le maire Serge Cettour-Meunier rappela à l’assemblée municipale qu’il avait fallu injecter 645 000 € du budget municipal pour les remontées mécaniques cette année et donna les chiffres de la dette communale. A Pascal Bel de déclarer « la décision vous appartient, on ne peut s’engager que si vous vous décidez ». Un conseiller s’adresse à ses collègues « C’est de notre faute, on est pas capable de prendre la décision » et au maire d’ajouter « j’ai tout essayé, je ne sais pas comment faire ».

La télécabine devait subir la visite V3

Abondance

Vers un aménagement d’un pôle d’activité plaine d’Offaz

Il appartenait également ce mercredi soir au conseil municipal de se positionner sur le projet d’un pôle d’activités structurantes valorisant l’image de la commune et de définir un espace ludique porteur et attractif permettant au site d’asseoir sa diversification économique et touristique. Les objectifs sont pour cet espace ludique : un point de rassemblement convivial, un lieu intergénérationnel destiné à l’accueil d’un public familial et des groupes. Il doit s’ouvrir aux initiations de toutes sortes de glisse (ski, snowboard, luge, tubing) et être intégré dans son environnement. L’aménagement devrait permettre une utilisation l’été et l’hiver pour offrir un produit dynamique et ludique ; le montant est évalué à 500 000€. Pour permettre une exploitation pour décembre prochain le conseil doit se positionner et donne un avis favorable (vote à bulletin secret - 12 pour et 3 contre). Puis c’est le vote pour le maintien du domaine skiable de l’Essert (vote à bulletin secret 6 pour et 9 contre). Cinq conseillers municipaux quittent la table du conseil visiblement mécontents, estimant que tout n’avait probablement pas été fait ; ils sont suivis des deux personnes présentes dans le public. « Il nous fallait trancher, bien entendu on aurait préféré ne pas décider l’arrêt mais avec quoi nous aurions payé, on ne peut pas continuer à augmenter les impôts » dira un membre dans la salle. Autant dire que cela va alimenter les conversations au chef lieu de canton.

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