Formation pour les pompiers

mardi 12 novembre 2002.
 

Premier secours routier :

Une dizaine de pompiers du Chablais en formation

Sur 10 interventions des pompiers, 10 sont consacrées à des secours d’assistance, et routier ; pour y répondre les femmes et les hommes se forment et se perfectionnent. Les visiteurs du site de Pré la Joux à Châtel furent quelque peu surpris ces jours derniers de voir sur l’un des parking des véhicules accidentés ; en premier lieu on pourrait penser à un carambolage, d’où des équipes de sauveteurs s’activent à dégager les victimes. Ce n’est pas une intervention normale mais seulement le lieu de formation d’une dizaine de sapeurs pompiers volontaires du Chablais, des personnels des centres de Châtel, Abondance, Chevenoz, Les Gets, Evian, une dizaine d’hommes et de femmes venus suivre pendant une semaine une formation d’activités au premier secours routier, sous la direction du Major Jean-Baptiste Fillon, formateur du district du Chablais, assisté de Eric Ponsot de Châtel et Isabelle Blanc-Dépotex d’Abondance. Une matinée fut consacrée à la présentation des différents traumatismes que peuvent présenter les accidentés de la route, par le Docteur Yann Gonzalez qui intervient régulièrement avec le Samu et l’hélicoptère de secours. Le médecin urgentiste donna toutes les précisions sur les symptômes et les gestes à faire selon les cas. Sur les terrains d’accidents, à son tour le major Fillon secondé par Eric et Isabelle apportent tous les éléments pour des interventions réussies. Les personnels sont mis en présence d’un simulacre d’accident réel : l’équipe V.S.A.B. avec son chef fait un premier rapport au Samu de la nature des blessures, interroge la victime, lui pose un collier de protection des vertèbres cervicales, immobilise un avant-bras qui porte les signes d’une fracture fermée.

La désincarcération des victimes

Pendant ce temps une autre équipe de pompiers sécurise les lieux, débranche la batterie, pose des cales sous la voiture accidentée, met en pratique les actions de désincarcération avec cisailles, écarteurs etc.. A l’intérieur du véhicule deux secouristes sont avec la blessée, la rassurent, maintiennent l’oxygène, contrôlent le pouls, sous la protection d’une couverture pendant les opérations de dégagement pour éviter la projection de verres par exemple. Pour extraire la victime il y a nécessité de couper le pavillon de la voiture ; là,même action, sans précipitation, avec technicité et méthode, sous l’oeil attentif du directeur de formation pendant que ses deux collègues notent les éléments qui seront expliqués en fin d’intervention. La victime a les jambes supposées coincées sous le tableau de bord et il faut couper encore, utiliser l’écarteur. Un plan dur est présenté par l’arrière du véhicule, et se trouve glissé sous la victime qui est ensuite mise en confort dans le véhicule V.S.A.B.. "Dans l’ensemble c’est une bonne intervention" se plaît à déclarer le Major Fillon, puis les trois responsables de la formation détaillent "les petites choses", rien n’est laissé au hasard car celles-ci ont parfois une grande importance. Une réflexion en commun s’établit. Puis une nouvelle équipe est désignée pour intervenir, pendant que les autres deviennent des observateurs, ils ont ainsi un regard différent sur l’action à mener, voir même apercevoir des défauts, c’est aussi cela la formation, observer pour détecter les anomalies, être plus efficace en mission de secours routier.