PPR : Le danger est-il vraiment sur le terrain ?

mercredi 9 août 2006.
 

Le Plan de Préventions des Risques est à l’étude à Châtel avant son passage prochain à l’enquête publique. Cette révision de l’ancien PER, a été commandée par la préfecture de Haute Savoie.

Il en ressort pour l’instant, une aggravation des dangers potentiels dus aux débordements, aux risques d’avalanches, aux glissements de terrains, bref, à toutes les catastrophes naturelles possibles et surtout imaginables ! Lors de la présentation du dossier à la population, on a pu constater que des parcelles sans risques voilà encore quelques années, sont aujourd’hui "zonées" en rouge, traduisant un risque fort et une interdiction de construire ! Des habitations se trouvent maintenant sur cette nouvelle interprétation avec les inquétudes que cela procurent aux propriétaires.

Si certains cas sont indiscutables,la ou le risque ne peut être ignoré, d’autres ont certainement laissés place à une imagination "débordante" ! Face à ses excès engendrés par une volonté de tout interdire, de se servir "du risque" pour justifier des choix politiques, le risque ne perd il pas de sa juste valeur ? L’élaboration du PPR ne manquera pas de faire réagir et "rougir" les chatellans, soucieux de leur avenir et de celui de leurs enfants.

Le risque est-il réellement sur tous les terrains ?

Avec une analyse minimum, on se rend compte que des habitations sont aujourd’hui placées à cheval en zone rouge et en zone bleue. Est-ce logique ? Que des chalets, construits par nos ainés fin 1800, et qui n’ont jamais vu "le danger", se retrouvent classés rouge ! Pour preuve aussi, des chalets actuellement en phase de construction, qui se retrouveront demain, si le nouveau PPR est retenu dans son élaboration pressentie, en plein centre d’une zone à haut risque. Que deviendont, les primes d’assurances pour ces propriétaires, les possibilités de reconstruction suite à un incendie ? La valeur du foncier elle, devient nulle.

Quel crédit peut-on alors donner à cette élaboration du PPR ?

Le risque n’est-il pas utiliser comme moyen de substitution pour freîner ou empêcher la construction à Châtel ? Est-il tenu compte des besoins des chatellans et de leurs familles ? A-t-on envisagé ou envisage-t-on des mesures de protections des terrains à risques, par des dispositifs passifs ou actifs ? Tous les terrains sont-ils analysés avec le même regard du risque ? Les élus impliqués dans cette réflexion, n’usent-ils pas d’une couverture "parapluie" trop large ? Peut-il y avoir, dans l’analyse et la rédaction d’un tel plan, des pressions ou influences extérieures tendant à favoriser ou pénaliser des propriétaires ?

Tant de questions qui méritent des réponses.

Cette "vision" terne de l’avenir et du foncier ne facilitera pas l’installation dans leur village, d’enfants du pays qui éprouvent déja aujourd’hui, un mal fou à se loger, à construire, face à la montée fulgurante des coûts de la construction et surtout à celui du sol !

Si le débat n’est plus possible puisque les grandes lignes ont peut de chance d’évoluer, l’enquête publique permettra à chacun, d’apporter des commentaires, de contester certaines orientations, de proposer des solutions, d’analyser avec ses propres yeux, un important dossier d’avenir pour la commune.

L’enquête publique ne doit donc pas être prise à la légère. Le commissaire enquêteur a pour mission de tenir compte de l’ensemble des remarques. Il en ressortira alors, le vrai sentiment de la population et le message qu’elle entend faire passer à ses élus qui devront à leur tour, prendre leurs responsabilités ! A cet instant, la balle sera dans leur camp, avec ou contre la population sur l’analyse faite.

L’enquête publique sera un rendez-vous important, à ne surtout pas manquer ! Tout ne pourra pas être possible non plus, mais rien n’empêche de rester vigilant...