Le plan de prévention des risques présenté à la population

lundi 31 juillet 2006.
 

Châtel

Ce n’est pas un hasard si Châtel fut la première commune de France à se doter d’un PER (plan d’exposition aux risques naturels). « J’étais à Paris à cette époque » dira l’ancien maire conseiller général André Crépy qui venait de décrocher cette grande première et d’ajouter « cela nous a rien coûté, c’était l’occasion d’en profiter » nous glisse à l’oreille André Crépy, lors de la réunion publique suivie par 70 personnes. Une présentation pédagogique faite par Jérôme Lievois RTM qui, d’emblée, devait préciser « que le PPR n’était pas un acharnement à taper sur les habitants de Châtel ». Il expliqua que les expertises des plans naturels qui s’appuient sur la mémoire des habitants, la connaissance de terrains, des analyses techniques approfondies des avalanches, des mouvements de terrains et dégradations torrentielles. Il précisa également les obligations de méthodes de concertation. Auparavant le maire a expliqué « C’est une action de l’Etat et non du Conseil municipal de Châtel ». Dans la partie concernant les questions de l’assistance, le ton fut vite donné par l’ancien maire, actuellement dans l’opposition, qui fit l’historique de certains dossiers, dit ouvertement « nous n’avons pas été très bien compris au Conseil et dans les adaptations qu’il faudra faire pour le transfert du COS ». Un entrepreneur local dira « On entend dire l’Etat se désengage, je pense que les élus se cachent derrière l’Etat », il reprochera aussi de ne pas avoir suffisamment consulté des professionnels ayant une connaissance de la nature des terrains où ils sont nés dans la station. Puis, dans la salle, s’expriment des propriétaires, des résidents, des gens du pays. Il y a aussi cette partie de la salle silencieuse, qui n’attend pas de ce type de rencontre une réponse, a de la méfiance, se mêle un manque de confiance « l’Etat n’est pas le seul responsable des décisions » dira un Châtellan désabusé et visiblement pas rassuré.

(JPEG)