Savoir, éduquer et dire non à la drogue

dimanche 19 février 2006.
 

ABONDANCE

Lundi et mardi, Marie-Françoise Camus Limagne diplômée de toxicomanie-dopage, présidente de l’association lyonnaise « Le Phare, familles face à la drogue », était l’hôte du Lycée Ste-Croix des Neiges pour deux rencontres ; l’une à destination des adultes, l’autre pour les lycéens. Si ces derniers sont venus en nombre, il n’en était pas de même pour le public où les adultes se comptaient tout juste sur les doigts des deux mains ! D’emblée, la conférencière rappelle les dangers du tabac, de l’alcool et stipule que la France est championne d’Europe de consommation de cannabis et que les enfants commencent dès l’âge de 12 ans, que la consommation augmentent jusqu’à 15 ans et qu’à 18 ans 66 % des garçons et 52% des filles se droguent. Le ton est donné et Mme Camus, à l’aide de documents sur rétro projecteur, commente des chiffres éloquents, insiste sur le fait que le cannabis est une drogue lente mais pas une drogue douce, qu’il se fixe dans les graisses, principalement dans le cerveau ; il faut 10 à 30 jours minimum pour éliminer la quantité de T.H.C. (principe actif du cannabis) contenu dans « un seul joint ». Bien évidemment lors d’un usage répété, les doses s’accumulent.

Méfaits, prévention et désintoxication

La question qui revient souvent dans les débats : Pourquoi le jeune arrive-t-il au cannabis ? Désir de ressembler aux autres, sentiment d’être mal dans sa peau, ennui, transgression des interdits, ... Pour les spécialistes, des informations doivent se faire dès le CM2, se poursuivre au collège puis au lycée ; les témoignages de jeunes sortis de la drogue ou de familles sont très importants. Parmi les méfaits, nous retiendrons : les troubles de la coordination des mouvements, de l’équilibre, du goût, mémoire tant d’acquisition que de restitution, de la vision, de la pensée, déconcentration mentale, exacerbation d’actes violents, etc. sans oublier les maladies cardiovasculaires, les risques de cancers, le sida... Il est rappelé que le malade ne peut pas s’en sortir seul mais il faut aussi qu’il en ait le désir ; des groupes de support peuvent s’organiser d’aider les jeunes accros au cannabis. Un amer constat démontre qu’aucune région, aucune couche sociale, ne sont épargnées et que des jeunes sont peut-être en détresse tout près de nous. Pour joindre l’association « Le Phare, familles face à la drogue » 133 bld de la Croix Rousse 69317 Lyon Cedex 04 - 04 78 28 26 62. e-mail lephare69@libertysurf.fr.

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