Le journal le dauphiné libéré évoque l’avenir des stations d’Abondance et de La Chapelle d’Abondance dans un article titré "le syndicat intercommunal à l’heure des évaluations", pouvez-vous nous apporter votre avis sur cette question.

dimanche 4 décembre 2005.
 

Bonjour et merci de votre visite et votre question sur www.nicolasrubin.com

J’ai pris connaissance comme vous de l’article dont vous faite référence paru dans le Dauphiné Libéré du 2 décembre.

L’avenir de ces stations fait l’objet d’une réflexion initiée par le Conseil Général de Haute Savoie et pilotée sur le terrain par le Syndicat Intercommunal à la Carte de la vallée d’Abondance (SICVA), afin de trouver une issue et répondre aux difficultés financières rencontrées par ces stations.

Tout d’abord, je voudrais souligner, que dans l’état actuel des choses, il s’agit d’une mission "derniers recours", où devront être déterminés, les choix d’orientations pour ces deux stations. Il faut regretter le fait que l’on en soit arriver là, sans avoir préalablement mis en oeuvre une politique de mise en commun des moyens, qu’ils soient humains, techniques ou matériels et ce, entre les trois stations de notre vallée. Je suis convaincu, que l’avenir de ces stations, ne concerne pas seulement les villages concernés, mais bien une vallée entière qui offre la diversité et la complémentarité nécessaire pour une offre commerciale large.

L’article concerné, souligne "un manque d’adhésion des communes et des personnes" sur ce projet de territoire. On constate clairement une absence de volonté ou en tout cas d’ambition commune, ce qui était déjà le cas par le passé, puisque la situation actuelle en est une conséquence.

Tout ne peut pas non plus se faire facilement. Comme le précise cet article, les trois communes "présentent des capacités financières différentes", elles gèrent aussi leur domaine skiable via des structures juridiques différentes, régie municipale pour certaines, société d’économie mixte pour d’autres, ce qui ne rend pas la tâche simple sur ce seul point.

La solution qui me paraît la plus viable aujourd’hui, c’est celle de " L’Opérateur Unique", chargé d’exploiter et de développer le ski en Vallée d’Abondance. Opérateur unique, pour plusieurs raisons :
-  Mise en commun des moyens matériels, techniques, et humains.
-  Mise en oeuvre d’une politique commerciale dynamique et adaptée à l’ensemble de notre clientèle, grâce à un Interlocuteur unique pour le ski en vallée d’Abondance.

-  Dynamisation des transports inter station et orientation des flux de skieurs en fonction de l’affluence sur les sites, du niveau des skieurs, etc.

Et ceci dans le cadre d’une refexion globale, intérressant non seulement les élus et quelques techniciens, mais l’ensemble des acteurs socioprofessionnels.

La gestion de domaine skiable relève de la compétence d’exploitants dont la mission est de se consacrer exclusivement à cela. Ce n’est plus à mon avis, du ressort direct des communes, ne serait-ce qu’avec les lourdeurs administratives imposées par les régies municipales. Les communes ont bien d’autres obligations. Elles resteraient bien évidemment impliquées.

Cette solution est envisageable à condition que le conseil général de Haute Savoie participe à la remise à niveau des finances et s’investisse efficacement dans la mise en oeuvre des projets de dynamisations des domaines concernés, comme il en a le pouvoir et la responsabilité dans le cadre du "contrat station moyenne montagne".

Je crois sincèrement que cette approche est la seule capable de résoudre les problèmes connus. Encore faut-il, que les élus soient prêts à s’orienter de cette façon, mais ceci ne semble pas encore être une priorité...

je suis ce dossier avec beaucoup d’intêret, même en ayant jamais été convié à participer à cette reflexion en tant que technicien. Avec du recul et une analyse détaillée de l’ensemble des rencontres et ce qui en est ressorti, il est flagrant de constater l’absence d’un véritable fédérateur autour des discussions engagées. Comme dans tout projet de cette importance, il faut un leader, convaincu et soucieux de l’avenir, acceptant et ayant les capacités du rôle de médiateur nécessaire dans ce genre d’accompagnement. En l’absence d’une telle personne, les projets auront du mal à se concrétiser, parce qu’il est primordiale de rassembler, convaincre et agir. Je suis aussi surpris d’avoir été informé de l’absence du Conseiller Général du Canton Abondance lors de cette réunion importante et stratégique.

Pour terminer, cet article est complété par un complément d’information titré " Quel avenir pour un troisième contrat", ou il est précisé que "personne parmi les représentants de la région ou du département n’a été en mesure de donner un quelconque espoir" sur cette troisième phase. Je trouve sincèrement regrettable de constater que les élus régionaux et départementaux concernés, missionnés normalement pour anticiper l’avenir, ne puissent la veille de cette 3ème étape, s’engager ou en tout cas prévoir des actions dans la continuité du plan N°2.

Espérant avoir répondu à votre attente, je reste à votre disposition pour tout complément d’information, et merci encore pour votre visite sur www.nicolasrubin.com

Nicolas RUBIN