LES COÛTS DE LA NEIGE DE CULTURE

mardi 15 novembre 2005.
 
La neige de culture nécessite plusieurs conditions pour qu’on lui reconnaisse un rendement normal. La température de l’eau a une importance particulière, tout comme la température de l’air ambiant associé à l’hygrométrie, le taux d’humidité dans l’air. Toutes ces conditions rassemblées optimisent le fonctionnement. Nicolas Rubin, directeur du service des pistes précise. « Nous sommes aujourd’hui confrontés à la gestion des ressources en eau, mais aussi à des coûts énergétiques qui ne sont pas négligeables en période de pointe de tarification électrique. On ne peut pas se permettre de faire fonctionner les installations lors des températures et conditions marginales, c’est-à-dire, lorsque que toutes les puissances sont engagées pour une fabrication quasi nulle sur le terrain. On appelle cela de la fabrication « politique », celle qui rassure sans réel rendement et avec des coûts exorbitants à la sortie. Notre objectif est de faire de la bonne neige dans la mesure du possible, en quantité suffisante aux endroits qui le nécessitent, avec des coûts maîtrisés. Il est utile de rappeler qu’un m/3 de neige « prête à skier » coûte environ 0.83 euros, que le coût moyen d’une heure de fonctionnement d’un enneigeur est de 171 euros, que le coût à l’hectare pour 70 cm de neige fabriqués est de 5870 euros et le coût énergétique par m3 d’eau pompée est de 0.63 euros. Il n’y a pas de secret, plus les dépenses sont maîtrisées et gérées, plus les projets d’avenir, ô combien nécessaires, pourront voir le jour » et d’ajouter : « parmi eux, il y aura le renouvellement de certains enneigeurs l’an prochain, afin de réactualiser le parc de machines et bénéficier des dernières technologies, moins gourmandes en énergie et plus performantes. Un gros dossier est en route, celui de la retenue collinaire de Super Châtel, d’une capacité de 55 000 m3 dont la maîtrise d’ouvrage et la dépense initialement confiée à la SAEM a été reprise par la commune de Châtel avec un coût estimé à près de 1 million d’euros ». En attendant on est prêt à Châtel, il suffit que les conditions de temps le permettent.