Une quarantaine de sauveteurs

lundi 12 septembre 2005.
 

Une quarantaine de sauveteurs, de nuit, à la recherche de deux adolescents ; ils sont ramenés sains et saufs

Grosse frayeur pour un couple du val d’Oise, leur fils 17 ans et un ami de 19 ans ne répondaient plus au portable.

C’est en fin d’après midi que des parents inquiets se rendirent à la gendarmerie d’Abondance pour faire part de leurs craintes : leur enfant et un de ses amis partis, peu après midi, du centre du village voulaient faire une promenade en montagne au lac de Tavaneuse.Vers 15 heures les jeunes gens appelèrent pour dire que l’un d’eux, Clémentino, avait des difficultés pour revenir. « Ne vous inquiétez pas nous serons en retard » avait prévenu le plus jeune, Jean-Gabriel, à son père. Peu de temps, après les parents avaient eu un autre contact qui disait que les garçons s’étaient séparés. Sachant qu’ils étaient chaussés de baskets et habillés pas suffisamment chaudement, les parents préférèrent s’adresser aux gendarmes. Deux militaires commencèrent à s’engager et devant les conditions atmosphériques qui se dégradaient, sollicitèrent un renfort de secours peu avant 20 heures. Rapidement sur les lieux, le lieutenant Emmanuel Sastre, adjoint au commandant de la compagnie de Thonon, le lieutenant Jean-Luc Vuarand de Châtel, prirent le commandement des opérations en liaison avec le chef de centre d’Abondance et les unités du secours en montagne du Chablais sous la responsabilité de Joël Nourdin. Le véhicule de commandant de Publier prenait position à Prétairié, base de départ des secours, où devaient venir des toutes les unités ; au total près d’une quarantaine de personnes. Six équipes dont trois avec des chiens de recherches durent s’engager en direction du col au lac de Tavaneuse, du col de Danoz, vers Brion, une ascension difficile en raison de l’humidité.

Le brouillard ralentit les secours

Pour les parents présents la situation était difficile car longtemps les recherches étaient vaines, puis tout à coup à la radio du P.C. une équipe envoie ce message « silence radio on entend une voix au loin », puis la liaison se fait mauvaise, inaudible, il est près de 22 h 30. Il faudra attendre de longues minutes pour avoir d’autres précisions car la victime n’est pas sur un chemin ; on entendra ensuite « nous y sommes, Jean-Gabriel est près de nous ». Une quinzaine de minutes après on une autre équipe annoncera que le second garçon est localisé mais qu’une barre rocheuse le sépare des sauveteurs qui sont, à ce moment, gênés par un épais brouillard. « Iimpossible de savoir où nous sommes, on ne voit pas à moins d’un mètre » précise une équipe. L’inquiétude revient considérant le terrain accidenté où ont été retrouvés les jeunes gens. Leur descente sera longue ; à 1 h 45 du matin Jean-Gabriel est évacué sur l’hôpital de Thonon pour examen. Quant à Clémentino son sauvetage fut plus délicat et devait rejoindre le poste opérationnel à plus de 3 heures du matin, il fut également hospitalisé. Les parents marquaient aussi des inquiétudes pour les secours. La maman de Jean-Gabriel, d’origine Colombienne, embrassa les hommes sur le terrain qui venaient de lui ramener son enfant. « Il a été courageux votre petit » dira l’un d’entre eux, pendant qu’un autre répondra avec simplicité « Nous n’avons fait que notre devoir ». L ‘officier de gendarmerie s’est plus à remercier les volontaires, pompiers et secours en montagne, et les félicita pour leur professionnalisme et la qualité du travail accompli dans cette mission de secours difficile.

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