Dimanche et lundi de Pentecôte, pèlerinage à N.D.de La Paraz

samedi 28 mai 2005.
 

Depuis plus de trois siècles, des fidèles viennent se recueillir dans la petite chapelle.

Légende ou origine certaine de ce lieu de pèlerinage, on retrouve dans les archives que trois bûcherons étaient montés couper du bois sur la route qui mène à Ubine. En s’arrêtant près d’une grotte , un des hommes levant la tête aperçut dans le rocher une statue de la Vierge. A la fin de leur journée, ils décidèrent de la descendre au curé de Vacheresse. Trois jours plus tard, en remontant pour leur travail, la Vierge était toujours à la même place ; ils la redescendirent à Vacheresse et quinze jours après, la même scène se reproduisit. Alors, le curé qui ne pouvait en croire ses yeux leur déclara : « Mes amis, c’est un signe, j’en parlerai en chaire dimanche ». Il leur a dit que c’était un miracle et que là-haut, il fallait faire une chapelle, faire des collectes pour cette chapelle ». On dit même que des grâces ont été obtenues et reconnues par l’intercession de Notre-Dame de La Paraz. C’est en 1792 qu’eut lieu le premier pèlerinage. Primitivement la statue était placée dans une anfractuosité du rocher, puis une petit oratoire fut érigé pour le premier pèlerinage et le 12 juin 1818 une chapelle fut bénite en même temps que deux petits oratoires près du pont d’Ubine.

La chapelle reconstruite

Au fil des siècles, cette petite chapelle fut reconstruite à plusieurs reprises grâce au dévouement d’hommes du pays et du conseil paroissial et chaque année, au week-end de Pentecôte, se déroule un pèlerinage où de nombreux participants sont attendus. Ce dimanche 15 mai le départ de la procession aux flambeaux aura lieu du pont des quatre chemins à 20 h (vente de flambeaux sur place) et le lundi 16 deux messes, l’une à 8 h 30 et l’autre à 10 h animée par la chorale de Vacheresse, seront célébrées par l’Abbé Gabriel Doche. A l’heure où l’on parle de la sécheresse à venir, il est intéressant de noter que déjà en juin 1818, le Recteur de Vacheresse et Archiprêtre, Gaspart Monet, racontant les faits qui se sont déroulés au cours de la bénédiction de la chapelle, précisait : « Tous réunis dans l’église, on donna la bénédiction du Très Saint Sacrement, pour la conservation des fruits de la terre et surtout pour obtenir une pluie salutaire, car la sécheresse faisait beaucoup de mal ».

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