« Couacs » dans les régulations de secours en vallée d’Abondance

dimanche 13 février 2005.
 
Si nous nous faisons régulièrement l’écho des actions d’entraînements, d’exercices dans les domaines des différents secours, il est plus difficile de communiquer sur les failles des systèmes qui font que parfois il y a des secours à plusieurs vitesses. On sait dans la vallée qu’après 22 heures et jusqu’à 9 heures du matin aucun médecin n’est joignable. Les appels sont transférés à la régulation du 15 à Annecy, ce qui fait que mercredi dernier à 21 heures, un jeune garçon de 14 ans du ski-club de Châtel qui participait à une action de solidarité en faveur de l’Asie fut légèrement blessé. En permanence sur la manifestation les pisteurs secouristes entrèrent comme cela est prévu en relation avec le régulateur qui décida l’envoi d’une ambulance de Thonon ; celle-ci prit en charge le blessé 50 minutes plus tard pour l’amener à l’hôpital de Thonon pour un entorse bénigne de la cheville, alors qu’il était plus simple d’évacuer l’adolescent sur le cabinet médical de permanence de la vallée où le médecin était présent pour assumer les urgences. Dans une période où l’on parle d’économie cela aurait coûter moins cher et libérer les urgences hospitalières d’une mobilisation. Autre difficulté rencontrée, vendredi un peu avant 13 heures pour un homme de 62 ans résidant aux balcons du lac à Châtel ; ce sont les pompiers qui interviennent pour un homme seul à domicile ayant des difficultés respiratoires. Si l’homme répond lui même aux pompiers, le premier examen laisse apparaître que son état est à prendre avec précaution. Suite à l’appel, le médecin ordonne d’Annecy un transfert sur le centre hospitalier de Thonon. Arrivé à La Chapelle d’Abondance l’état de santé du retraité alsacien, s’aggrave, l’ordre du Codis est de rejoindre le cabinet médical de Châtel alors qu’il y en a un à quelques centaines de mètres plus loin. Le médecin de Châtel avait eu pour client le patient. A un moment on parle même de faire venir une équipe du SMUR de Sallanches ; une VL avec un médecin pompier fut engagée. Pendant ce temps on tentait tout pour sauver le malade dont le décès fut constaté à 14 h 45 dans le VSAB des pompiers locaux. Dans la station on comprend mal alors qu’il y a en alerte permanente des hélicoptères pour intervenir sur les domaines skiables et que ceux-ci ne peuvent pas être sollicités pour les lieux privés ou publics. La responsabilité de la sécurité des habitants et vacanciers incombe aux maires et au préfet.