Volk le fils de Oako

samedi 29 janvier 2005.
 

C’est fini la vie de château : Volk le fils de Oako deviendra chien d’avalanches.

Nous avons évoqué dans notre édition du 4 janvier la mort tragique de Oako ce chien d’avalanches de Sébastien Giraldi écrasé par une chenillette sous laquelle il s’était réfugié. Certes Sébastien reste marqué : « Ce n’était pas la mort que je lui souhaitais, on ne vit pas une pareille expérience avec un chien pour le voir partir ainsi, j’aurais aimé qu’il puisse finir soit de vieillesse ou lors d’une mission de sauvetage pour laquelle il avait toutes les qualités » précise d’emblée Sébastien avant d’ajouter « Je ne pouvais pas attendre, prendre le risque d’une baisse de motivation, je voulais retrouver un chien de la même race, un Flat Coated, pour ne pas oublier mon Oako que je n’ai pas remplacé ; pour moi Volk sera le fils de Oako. Il faut dire que Volk menait une vie de bourgeoisie dans un château et une grande prairie près de Pau. A 5 mois il pèse quelques 22 kg et autant dire qu’il tient debout. « Depuis quatre jours qu’il est avec moi il se trouve dans une phase d’adaptation ; se retrouver à 1000 m d’altitude, dans la neige, son repère étant moi et déjà je le vois aller vers les gens c’est bon signe » déclare le pisteur secouriste serrant affectueusement son nouvel ami, son bébé en quelque sorte. La suite sera d’amener Volk sur les traces de Oako, avec une éducation de sociabilité, une complicité entre le maître et le chien, dont les rapports sont très forts ; il faudra lui donner cette envie d’aller vers les autres gens, viendront ensuite les périodes d’intimidation, de l’obéissance, la notion de « non », ce qui n’est pas autorisé puis de la récompense. « Un chien n’a pas de notion de travail, il joue ». Puis ce sera toute une série d’exercices à vue : d’abord avec le jouet du chien, la planque dans un trou dont il aura suivi l’itinéraire, le trou recouvert de neige, poursuite des travaux avec une « apache » une personne étrangère qui se cachera derrière une rocher etc.. Il est aussi très important que la bête soit sociable avec les autres chiens pour les éventuels interventions de secours. « La consécration est de sauver une vie, toute l’expérience que j’ai acquise pendant ces sept ans avec Oako va me servir pour Volf, je le considère comme son fils une façon pour moi d’être digne et de respecter sa mémoire ». La douceur, la pédagogique, la générosité l’affection, autant de choses que Sébastien veut partager avec son Flat Coat au pelage noir brillant. L’histoire de la mort de Oako a été commentée aussi par les enfants de la station qui le connaissaient bien, aujourd’hui ils vont apprendre à connaître son fils en quelque sorte et sur les pistes on les attendra appeler Volf celui qui sera initié pour porter secours.

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