Quel avenir pour la filière laitière dans le Haut-Chablais ?

jeudi 30 décembre 2004.
 

Les étudiants élèves ingénieurs de l’ISARA ont conduit des investigations

C’est à la demande d’élus et d’agriculteurs du Haut-Chablais que des étudiants ingénieurs de l’institut supérieur d’agriculture de Rhône-Alpes ont effectué un travail d’enquête et ont présenté à la mairie d’Abondance les conclusions de l’analyse faite autour de : quel avenir pour la filière laitière dans le Haut-Chablais ?, est-il encore possible de maintenir un atelier coopératif de transformation, de commercialisation des produits laitiers. Il n’échappe à personne que l’agriculture du Haut-Chablais traverse une crise sociale économique et technique, avec un nombre des exploitation en baisse. Deux éléments laissent penser que la situation ne va pas s’améliorer : la baisse que connaît le prix du lait, l’augmentation du prix du foncier. Si la réflexion paraît pour certains pas d’actualité, d’autres ont une vision à 5 ans voire 10 et même 20 ans et une question sur le devenir des produits agricoles.

Apprendre à se parler

Le débat laisse apparaître les aspects relationnels, les problèmes d’entente. « Les agriculteurs doivent apprendre à se parler, laisser de côté les jalousies » diront certains intervenants, mais aussi de mettre en valeur l’image du terroir et celui du patrimoine professionnel, valoriser les produits, faire de la qualité. Les élèves ingénieurs ont proposé différentes stratégies d’avenir, des scénarios vers la mise en place d’une coopération collective dans le Haut-Chablais. « C’est aux professionnels de décider de ce qu’ils veulent, nous ne pouvons pas prendre les décisions à leur place » dira un élu municipal. Les fermetures de certaines fruitières sont les résultats de manque de motivation. Le peu d’agriculteurs présents des trois vallées fait que certains partenaires s’interrogent sur les actions à mener si les professionnels concernés sont absents du débat. Pour ces jeunes la démarche leur a permis de constater qu’il y avait un gros travail à accomplir pour changer les mentalités entre les vallées. Ce qui a fait l’unanimité c’est la reconnaissance de la qualité du travail fourni par l’équipe de ISARA.

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