Exercice d’évacuation sur un téléporté à Châtel

mercredi 21 janvier 2004.
 

Les exploitants de remontées mécaniques ont trois heures pour évacuer complètement une installation en panne

Profitant d’une fréquentation moyenne sur les domaines skiables, la société des remontées mécaniques organisait mardi dernier, sur les installations au-dessus de Pré la Joux, des exercices de dégagements de personnes sur le télésiège de Plaine Dranse. Dans la réalité des exploitants des remontées mécaniques ont en tout et pour tout trois heures pour évacuer complètement une installation en panne : 30 minutes consacrées au constat de la panne et à la prise de décision d’évacuation dite « verticale » des personnes et 2 heures 30 pour l’intervention elle-même. Pour l’occasion des personnels de la S.E.M.L. faisant fonction d’éventuels clients avaient pris place sur l’installation. Les équipes formées pour intervenir prennent possession des sacs d’une quinzaine de kilos entreposés aux gares de départs et d’arrivées des télésièges, ces sacs contiennent une corde de plus de 50 mètres, un diabolo avec frein, une roulette commando, une longe et un baudrier pour assurer le second sauveteur et deux culottes qui serviront à transporter les personnes à secourir. Les personnels sont répartis sur la longueur de l’ouvrage, montent sur les pylônes, rassurent les personnes et les descendent. « Nous avons vingt trois équipes habilitées à monter sur les câbles pour l’ensemble de la station, nous pouvons compter en cas de besoin sur des renforts des équipes des stations des Portes du Soleil, qui sont acheminées par hélicoptère » nous précise le directeur des installations André David accompagné de Roland Bouclier du bureau départemental des remontées mécaniques qui dépend du Ministère des transports.

Dégagement d’un skieur en fauteuil

Afin de permettre à tous d’effectuer les dégagements, l’exercice est repris : ceux qui assuraient au sol montent à leur tour sur les câbles pour mettre en pratique les techniques apprises lors de la formation avec la société Prisme. Chacun reconnaît que les conditions atmosphériques sont excellentes pour cette mission qui se poursuit par le dégagement d’un skieur avec un fauteuil d’handicapé ; auparavant les hommes se sont rassemblés pour définir les techniques à appliquer. La manœuvre est satisfaisante, les sauveteurs analysent ensuite avec les responsables le déroulement de l’exercice, la discussion est bénéfique il en ressort des réflexions qui enrichissent tous les acteurs. « Nous avons de plus en plus de clients en fauteuils et il nous faut nous entraîner également pour les évacuer » ajoute encore André David soucieux d’un parfait fonctionnement des nombreuses installations dont il a la responsabilité. Quant à l’ensemble des personnels il se dégageait une certaine satisfaction d’une action de sauvetage ludique et utile. Grand nombre de skieurs se sont arrêtés pour suivre l’évolution de la manœuvre. Un prochain exercice est programmé, il concernera les équipes cynophiles du département les 13 et 14 janvier sur le site de la Coiconnette, accessible depuis l’arrivée du téléski Linga 2 ; sur place les chiens devront retrouver les victimes fictives enfouies sous la neige. Rappelons que les chiens d’avalanche effectuent à l’heure actuelle le travail le plus efficace des systèmes de recherche de victimes

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