Les hauts lieux de prière dans le Val d’Abondance

Synthèse résumée de l'ouvrage de G. BAUD par Bertrand Guffroy

Bonnevaux


Chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs
La Chapelle Notre-Dame des Sept Douleurs a été construite par les habitants de la paroisse sur la décision du curé du village le Révérend Girod en 1834 au lieu dit « Le Plan de la Joux ».
Elle a été restaurée partiellement à plusieurs reprises et a connu une restauration complète en 1982.
A l’intérieur de la chapelle se trouve un autel baroque du XIXième siècle avec un tableau représentant la Vierge des Sept Douleurs figurée par sept flèches plantées dans son cœur. De part et d’autre de ce tableau se trouvent deux anges baroques, provenant du retable de l’ancienne église. On peut observer aussi deux statues représentant Saint Joseph et Saint François de Sales.

Les oratoires
Ces derniers sont dénommés « Pardon » et sont au nombre de trois.
L’Oratoire du Sommet (1834) : Avant 1880 cet oratoire était le point de départ du chemin de croix menant au Plan de Joux. Il est dédié à la Vierge.
L’Oratoire de la Perière qui a été refait en 1897. Il se trouve sur la route de l’Epine et a été construit en pierres taillées.
L’Oratoire de Cenfontaines a été refait en 1897 sur l’emplacement d’un autre oratoire datant de 1777. Il est dédié à Notre-Dame de Lourdes.

Vacheresse
Notre Dame de Paraz a été construite en 1818. En 1864, une nouvelle chapelle, plus grande, a été réalisée. En 1936, elle a été endommagée par la chute de plusieurs gros arbres et reconstruite avec du bois coupé à « Pissevache ». En 1984, la statue a été retirée de la grotte du rocher afin de la remettre en état. Les lettres P.F. signifient Persécution française.


La Chapelle d’Ubine

La Chapelle d’Ubine : Le 22 juillet 1611, un demande a été envoyée à Mgr l’Evêque de Genève afin de construire des chapelles à Ubine et à Darbon pour les paroissiens de Bonnevaux et de Chevenoz. Un problème entre habitants de Bonnevaux et de Chevenoz, empêcha la construction de la chapelle de Barbon.
Le 22 juillet 1612, Saint François de Sales accorda l’autorisation de construire un oratoire à Ubine afin de faire cesser les fléaux qui touchaient les troupeaux dans cet alpage.
En 1612, un petit oratoire a été érigé à Ubine sur un gros bloc de rocher. Celui-ci ne pouvait contenir que 2 personnes.
En  1656, l’oratoire a été refait et pouvait contenir 6 à 7 personnes avec le clerc et le célébrant.

Sur le bloc de pierre, à l’extérieur, on peut voir des chiffres. Ceux de 1612 et 1652 désignent la date des deux premières constructions. Ces chiffres permettent aussi de marquer le midi. Quand l’ombre du toit donne directement sur ces deux chiffres, il est midi.
Le chiffre 1800 indique que l’on a commencé à l’étendre depuis ce points. Enfin, les lettres P.F. signifient Persécution française.
La chapelle, proprement dite a été construite en 1798 et achevée en 1799. En 1839, une demande a été faite  pour un chemin de croix.
La restauration de la chapelle a été commencée en 1970 et s’est achevée en 1972. La cloche a été volée en 1973 mais une nouvelle cloche fut offerte par une personne généreuse de Vacheresse.

Chapelle du Villard
Constuite en 1872 dans un style néo-gothique, la chapelle du Villard est en l’honneur de Notre-Dame des Carmes et de Saint Michel.
En 1945, les peintures intérieures ont été refaites.
En 1946, le clocher a été réparé.
Enfin, en 1980, la chapelle est restaurée : pose de vitraux, peintures intérieures et toiture.

Remarque :
La chapelle Sainte Anne a été construite  près du pont de l’eau noire à la Fiogère. Elle n’existe plus aujourd’hui.


Chapelle de Taverole
La décision d’édifier une chapelle a été prise en en 1622. Cette chapelle dédiée à Notre-Dame de Compassion et aux Saints Claude, Dominique et Meinrad, a été fondée pour éloigner le fléau de la peste qui a touché Vacheresse dans les années 1638-1640.
En 1839, la chapelle a été restaurée
En 1840 mise en place du chemin de croix.
En 1879, le toit a été remis à neuf.

Chevenoz


La chapelle, construite dans les années 1860, a été bénite en 1868. Elle a été installée à l’emplacement de la maison natale du prêtre Vernaz. Ce dernier a été arrêté sur dénonciation, il refusa de prêter serment à la révolution et fut fusillé le 22 février 1794 à Thonon.
Entièrement restaurée dans les années 1990, elle ne pas passe inaperçue quand on passe sur la route départementale menant à Vinzier