Le bois

L'épicéa, bois fin et tendre, d'excellente qualité, particulièrement bien adapté à la fabrication de l’oiseau, est un bois très courant en vallée d'Abondance. Pour les ailes, il convient d’utiliser un bois ayant des cernes rapprochés car c’est espacement des cernes du bois détermine l'épaisseur des plumes.

Outillage :

Un opinel (à virole, n° 7 ou 8)

Une petite scie

Du papier de verre

 

 

Quelques nuances dans la réalisation

La technique de fabrication est pratiquement la même dans toutes les régions et pour tous les fabricants. Toutefois des nuances sont apportées quant à la taille de la colombe qui peut varier de 5 à 75 cm en fonction des fabricants. Le corps peut-être massif, long, petit, ramassé, effilé, poncé ou brut de taille avec un cou long ou inexistant. La tête peut-être proportionnée ou non, grossièrement esquissée ou finement travaillée, bec court ou démesuré. Certaines colombes ont des pattes et un nombre plus ou moins important de découpes des « plumes » des ailes et de la queue. D’un fabricant à l’autre existeront des nuances dans la finesse de ces découpes.

 

Techniques de réalisation

Pour sculpter un oiseau, il faut débiter deux parallélépipèdes de bois de dimensions équivalentes l’un pour la tête, le corps et la queue, l'autre pour les ailes. Ensuite, le corps et la tête sont taillés grossièrement, ainsi que la mortaise destinée à recevoir le bloc des ailes. Au tiers ou à la moitié du corps, une encoche est réalisée pour fixer la queue. D'autres encoches sont alors pratiquées dans le bloc constituant la queue pour déterminer le dessin des plumes. Les encoches terminées, il faut refendre le bois en lamelles pour la réalisation des plumes. Enfin, il faut déployer les lamelles en éventail, les imbriquant les unes dans les autres, grâce aux encoches.

Les ailes seront travaillées de la même manière avec une mortaise par en dessous pour l'assemblage à mi-bois.

Pour les ailes existent deux méthodes pour les déployer, l’une ancienne, dite « en croix », l'autre méthode consiste à emboîter les lamelles à partir d'une lamelle extrême (supérieure ou inférieure), toujours du même côté, créant ainsi un mouvement ascendant ou descendant. Enfin, les deux morceaux de bois sont emboîtés l'un dans l’autre.

 

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Pour que la tradition dure...

 

BLIOGRAPHIQUES

Travaux de LAURENCE MIKANDER ET ARIELLA ROTHBERG, Association ENVOL,  c/o A. Golly-Rebecchi Lycée Mme de Staël, BP 109 74160 St julien en Genevois.

COURTIN (J.-P.), Protéger la montagne. Entre Léman et Mont-Blanc, les réserves naturelles des Hommes Lyon, La Manufacture, 1987.

CRETTAZ (B.), DÉTRAZ (C.) et BAUMANN (F.), La folie Amoudruz, Lausanne, éd. Livre Total, 1989.

GRUE (A.-M.), « Abondance, le charme discret d'une station sauvegardée », Le Figaro Magazine, 3/12/1988, p. 222,

HERMANN (M.-T.), La Savoie traditionnelle, Apremont, Les Savoisiennes/ Curandera, 1987.

LAcRoIx (B.) et TAURINES (R.), Mémoire des jours. Gestes et traditions d'un monde savoyard, Lyon, Bias/Reflet, 1990.

" Les belles colombes de Théophile », Au fil de la Dranse, Thonon-les-Bains, 1987, p. 38.

Le site sur la colombe des Laurentides au Québec.

 

Pour plus de renseignements :

Maison du Val, 74360 Abondance Tél : 04.50.73.06.34

Association ENVOL,  c/o A. Golly Rebecchi Lycée Mme de Staël, BP 109 74160 St julien en Genevois